Vestergaard – l’innovation au service du développement

L’entreprise Vestergaard est une entreprise internationale qui vise à répondre des enjeux de développement (santé ; changement climatique ; sécurité alimentaire) en misant sur sa capacité d’innovation. Après les moustiquaires imprégnées PermaNet pour lutter contre le paludisme, les filtres LifeStraw qui transforment l’eau contaminée en eau potable, Vestergaard s’attaque désormais aux pertes post-récoltes avec le ZeroFly Bag.

Le ZeroFly Bag est un sac en polypropylène développé pour le stockage post-récoltes de céréales, de semences… Un insecticide incorporé dans les fibres du maillage permet de tuer les insectes avant qu’ils ne puissent infecter l’intérieur du sac. Ce sac n’est pas hermétique comme le PICS bag ou celui en cours de développement par AtoZ : les ravageurs meurent au contact de l’insecticide présent sur les parois et non par manque d’oxygène. Aucun résidu ne vient infester le grain.

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Une étude récente comparant l’efficacité de différentes solutions de stockage de céréales en Ouganda et au Burkina Faso (voir ci-dessous) a démontré l’efficacité du ZeroFly Bag pour réduire significativement les pertes post-récoltes. L’étude indique que des les pertes de maïs s’élèvent seulement à 2% et 3% après 30 à 90 jours de stockage en ZeroFly Bag pour près de 60% de pertes avec un stockage traditionnel. La tendance est sensiblement similaire sur le sorgho, le haricot, ou encore le niébé avec une diminution des pertes de près de 95% au bout de 90 jours.

Le ZeroFly Bag peut contenir jusqu’à 100kg de céréales et être réutilisé à plusieurs reprises. Ses avantages, en comparaison à d’autres solutions efficaces de stockage, est à la fois sont faible coût (estimé à 1,2$) et sa résistance : même légèrement endommagé le sac reste efficace conte les parasites. Notons que le ZeroFly Bag est complémentaire du silo classique : toute récolte, après stockage, devra être transportée.

Le ZeroFly Bag n’a pas encore été diffusé à travers le Kenya car Vestergaard attend des autorisations toujours longues d’attribution. Mais le marché est bel et bien présent – agriculteurs ; traders ; consommateurs ruraux ; ministères… – et les réussites passées de Vestergaard laissent espérer une large diffusion et des impacts concrets dans la région.

Suggérons seulement que cela s’inscrive dans un accompagnement plus global des agriculteurs Kenyans qui auront tant besoin de conserver leurs stocks que d’accéder au marché pour les vendre.


 

ETUDE

Réduire les pertes post-récoltes en Afrique Sub-Saharienne – améliorer la gestion post-récoltes et les technologies de stockage pour les petits agriculteurs

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