Food 4 Thought – Une plateforme pour valoriser les invendus

En de nombreux points l’Afrique du Sud pourrait être comparée à la France : des paysages magnifiques ; des vins de qualité ; une équipe de rugby compétitive…mais aussi de jeunes entrepreneurs motivés et volontaires. C’est cette dynamique entrepreneuriale que j’ai découverte à Cape Town, cœur vibrant et bouillonnant de l’Afrique du Sud, lors d’un échange avec Omerous Deetrious (dit Omer).

Omer, africain du sud de 25 ans, a créé en mars 2014 l’organisation Food4Thougt. Son organisation toujours « dépourvu de statut pour mettre la priorité à l’action » vise à mettre en relation « ceux qui ont trop de nourriture avec ceux qui n’en ont pas suffisamment », soit 11 millions de Sud Africains selon les dernières études. La plateforme créée il y a tout juste 6 mois permet de faire le lien entre des ‘business’ qui génèrent des surplus et des associations qui ont des besoins en nourriture pour leurs bénéficiaires. Les business ciblés jusqu’alors sont les supermarchés, les épiceries, les hôtels, les restaurants, les boulangeries ou encore les nombreuses fermes présentent au cœur de Cape Town. Toutes ces organisations génèrent du gaspillage, difficilement quantifiable mais assurément consommable. En le redistribuant via Food4Thougt ces business économisent les coûts de la destruction et bénéficient aussi de déductions fiscales.

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A date, plus de 4000kg de nourriture initialement considéré comme déchet a été collecté par différentes associations locales. Et comme aime à le rappeler Omer, qui a été bénévole dans l’une de ces associations pendant plusieurs années, « en économisant l’argent de la nourriture, elles pourront enfin focaliser leurs actions et investissements sur ce qu’elles savent faire : éducation ; logement ; insertion…. ».

La mission de Food4Thought n’est pas sans rappeler la plateforme française Eqosphère qui assure la mise en relation entre offreurs et demandeurs pour valoriser les surplus alimentaires et non alimentaires. Une initiative dont Omer devrait largement s’inspirer pour développer et pérenniser son organisation. Comme quoi la problématique du gaspillage alimentaire est – elle aussi- très similaire entre la France et l’Afrique du Sud.

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